avr 6

Bonsoir à tous !

Aujourd’hui, c’était étrange…
Laelew, excellent photographe alliant son talent à un goût sûr et raffiné (la preuve : il habite dans ma région…), a récemment commenté sur mon blog photo. Et semblait avoir découvert que l’univers de Sans-Raisons n’était pas mort

Réaction tout à fait compréhensible…
Rappelez-vous : il y a tout juste un an, le site entier s’écroulait à cause de la faillite de mon ancien hébergeur, m’obligeant très rapidement à monter mon site ailleurs pour qu’il continue de vivre.
Perdant sur le coup mon adresse en .fr, obligé de passer à une adresse en .com, il est évident que tous les flux RSS tombaient à l’eau. Et lorsqu’un flux RSS n’affiche plus rien… pourquoi aller voir ce qui s’y passe ? Surtout si c’était pour tomber sur un site disparu
Dans ces cas, on ne peut que compter sur un mailing à ses amis réels ou virtuels, et demander de faire une pub dans leurs blogs respectifs pour relancer la machine.

J’ai créé ces deux blogs, dessins et photos, car j’ai toujours aimé ces deux mondes créatifs bien particuliers. Ils me permettent au choix de faire vivre un petit monde bourré de conneries, et de l’autre coté d’alimenter un univers de photos et de photomontages un poil plus subtil.
J’ai commencé à bloguer grâce à l’ami-mentor 2.0 Sachin, juste pour voir ce qu’était ce moyen de communication.
Bref, je n’ai jamais monté tout cela afin de rendre mon travail visible sur la toile ou pour gagner une certaine popularité.

N’empèche… Depuis cet incident, le blog photos est quasi désert, et le blog dessin enregistre, par rapport à l’année dernière, une trentaine de visites en moins par jour ! Les dégats que peuvent occasionner un crash de site sont vraiment impressionnants

Mais le plus étrange aujourd’hui, c’est que juste avant le commentaire de Laelew, j’ai reçu un mail de… Produweb Belgique ! Cette société, homonyme de mon ancien hébergeur français, souffre actuellement d’une image désastreuse suite à la désertion complète de Produweb France, qui a laissé tous ses clients dans une belle merde. Actuellement, d’après mes statistiques, il y a chaque mois 3 ou 4 visites utilisant les mots-clés “produweb” et “problème”. Ambiance…

Bref. 2 messages dans ma boîte mail aujourd’hui qui me rappellent aujourd’hui à quel point un crash de site peut ravager un travail et une visibilité.
Pour mon univers de défoule, aucune importance. Pour un professionnel ou quelqu’un qui fait de ses créations son métier et gagne-pain… c’est déjà plus grave…

Donc, amis bloggueurs, sortez couverts, faites des sauvegardes, et pensez à comment communiquer en cas de crash !

Bon, j’ai été suffisament sérieux.
Et maintenant pour se détendre, une grosse connerie qui m’est venue en passant devant la vitrine d’une librairie…

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l'alphabet en rotant pour les nuls

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C’est vrai, quoi, y’en a pour tous les sujets, alors…


Si tu veux rajouter une réflexion intelligente... c'est par là !
fév 25

Lola Toubas et Marion Boucan

(Cliquez pour agrandir)

Je trifouille mes archives, et je retombe la-dessus, et je retombe sur le texte dont j’ai issu ce dessin, et je le relis, et j’ai très envie de le remettre, juste parce que c’est très beau. Et puis d’un coup, je me demande ce que devient son auteur, Septième, et merde elle me manque…

Lola-toutbas

Lola-toutbas n’était pas le genre de petite fille que l’on remarque ou dont l’on se souvient, plus tard. Discrète, ailleurs, solitaire, elle avançait dans la vie sans doute dans l’ombre des autres. Pas assez sûre d’elle, la voix basse et les yeux au sol, elle donnait l’impression de ne pas être là où il fallait, peut-être un peu trop mûre, peut-être un peu trop triste. Elle n’était jamais chef et lorsque les capitaines composaient leurs équipes, ou que l’on organisait des groupes pour des exposés, elle se faisait encore plus petite. Elle disparaissait.

Elle n’avait qu’une amie, Marion-boucan. L’autre face de la lune. Marion-boucan était bavarde pour deux. ça tombait bien, parce que Lola-toutbas ne parlait pas. Marion-boucan s’habillait de noir tous les jours, quand Lola-toutbas mariait sans jamais les accorder toutes les couleurs. Elles ne se quittaient pas, elles n’aimaient personne et n’avaient besoin de personne, après tout.

Et puis un jour quelque chose a basculé dans la vie de Lola-toutbas. Quelque chose de si violent que Lola est restée trois jours enfermée dans sa chambre. Quelque chose de si sale que Lola s’est mise à pleurer et se laver plusieurs fois par jour. Lorsqu’au quatrième jour, Lola est sortie, elle pensait qu’elle ne pourrait jamais assez frotter, et que tout le monde verrait.

Mais personne n’a rien vu. Même pas Marion-boucan.

Alors Lola-toutbas a quitté Marion-boucan et s’est faite de plus en plus petite. La voix de plus en plus basse et les yeux de plus en plus au sol. Jamais en face. Lola-toutbas a ravalé ses larmes. Elle a fait une grosse pelote de haine et lui a laissé une place, quelque part dans le ventre. Lola-toutbas a continué comme ça. Pour le monde autour, les choses n’ont rien changé. L’adolescence.

Lola-toutbas a eu le choix, plusieurs fois. Mais même mourir, elle n’y arrivait pas. Elle s’est battue comme elle pouvait. Elle s’est choisie d’autres boucans, d’autres regards, dans lesquels elle pourrait se refléter, différemment. Au fil des jours elle a démélé la pelote de haine, tout doucement. Il en reste toujours. Mais ça prend moins de place. ça fait moins mal.

Maintenant qu’elle est grande, Lola-toutbas aimerait que tout le monde sache. Elle voudrait dire aux gens de la regarder dans les yeux, de la regarder en vrai. Elle a laissé l’amour entrer. Elle a laissé la vie entrer. Même si quelquefois, certains matins, certaines nuits, Lola-toutbas pleure encore sans rien dire. Et son coeur bat si fort qu’elle pense qu’elle n’est pas assez forte pour rester debout. Qu’elle va tomber. Qu’elle tient en équilibre depuis des années, mais qu’un jour elle va tomber.

Je suis sûre qu’il y en a beaucoup, des petites Lola-toutbas. Juste leur donner la main. Juste attendre qu’elles s’endorment. Les voir. Et c’est pas si facile. Elles se font toutes petites. On ne voit qu’une mèche de leurs cheveux sur les photos.

® Septième


Si tu veux rajouter une réflexion intelligente... c'est par là !
juin 16

ma mémoire olfactive

Et j’viens juste de le découvrir…


Si tu veux rajouter une réflexion intelligente... c'est par là !
fév 17

D’abord ici :
http://www.myspace.com/princeschameaux
La n° 4

Ensuite, en dessous.
Promis, hein ?

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te_marie_pas

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Chanson pour les crabes bleus… :)


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fév 11

Tout d’abord, merci à tous pour votre enthousiasme face au nouveau thème proposé (sauf Tatiana, mais c’est po grave c’est une coupiiiiiiine !!!). Ca fait plaisir d’entendre que tout ce travail n’a pas été vain.

Ensuite, en lisant vos commentaires, M. Ogre et Lucas m’ont tous les deux fait la même remarque : tiens, oui, au fait, pourquoi le Moaï dans la bannière ?

Pour rappel, les Moaïs sont ces énormes statues sur l’île de Paques, érigées par les Rapanuis pour des raisons et selon des méthodes assez mystérieuses. De grands monolithes, tournés vers le ciel, observant.

Quand j’étais petit, j’étais fasciné par ces statues. Je voulais savoir ce que ces grands yeux de corail pouvaient regarder. Ce à quoi ces gigantesques statues de pierre pouvaient penser ou rêver. Comme Corto Maltese dans l’album “Mu”, j’ai toujours revé de me retrouver au pied d’un de ces Moaïs et de regarder les étoiles avec eux. Peut-être qu’en faisant ça, je comprendrai…

Corto Maltese, s’y essayant également, se disait alors que lui aussi regardait les étoiles. Et “elle” aussi peut-être.
Les Moaïs regardent les étoiles, elles ont promis de revenir.
Moi aussi, j’aimerai attendre “qu’elle” revienne.
Et le vent recommencera à souffler.

Les moais

(Ce post est aussi l’occasion de tester la nouvelle interface de Wordpress pour moi. Eh oui, ce blog fonctionne, ca veut dire que j’ai réussi à migrer tout le bazar ! Trop content !!! A bientot à tous ! :) )


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